Je quitte mon job sans avoir de plan B

Il y a 2 mois, j’ai pris la décision de quitter mon poste. Pour autant, je n’ai pas d’autre job qui m’attend, ni même d’idée claire sur ce que je souhaite faire par la suite.

Simplement, je ne supportais plus mon travail actuel. Je ne supportais plus de dépenser mon temps – le bien le plus précieux que j’ai – à faire quelque chose qui ne me correspond plus.

J’aurais pu attendre, chercher d’autres opportunités à côté, relancer discrètement mon réseau… mais je n’ai pas voulu. Je préfère me « mettre en danger » et partir sans plan B, car je crois que ça me forcera à faire de meilleurs choix. Des choix plus courageux. Rien de mieux qu’être un peu en galère pour se bouger et faire en sorte que les étoiles s’alignent.

Parce qu’à rester dans une situation inconfortable, on finit par l’accepter. Partir avant que cela soit trop pesant, c’est briser le cercle des « si je n’ai rien dit jusqu’ici, pourquoi je le ferais maintenant ?« , ou encore des « j’ai tenu jusqu’ici, je peux bien continuer un peu« .

Mais si je suis très à l’aise avec ce choix, ça n’est pas forcément le cas des personnes à qui j’en parle. TOP 4 des phrases que j’entends encore, que je ne supporte plus, et comment j’y réponds.

« Dans la vie, on ne fait pas que ce qu’on veut » : ❌

👉 Je n’aime pas me forcer :

Je n’arrive pas à savoir si c’est un défaut ou une qualité, mais j’ai beaucoup de mal à me forcer. Je fais souvent les choses parce que j’en ai très envie. C’est probablement très lié à ma génération.

Quand je n’ai plus cette envie là, j’ai beaucoup de mal à me motiver. Je n’accepte pas les « c’est comme ça » ou « parce que ». Si l’envie n’est plus là et que je ne sais pas comment la retrouver, je ne me force pas, je change.

Bien sûr qu’il y a des choses désagréables auxquelles on ne peut pas couper. En ce qui me concerne et par ordre hiérarchisé : faire la vaisselle // le froid // les betteraves.

Là où je ne suis clairement pas d’accord, c’est d’étendre cette logique au travail. C’est quand même une activité qui nous prend environ 40h de CHAQUE SEMAINE (si ce n’est plus). Donc je devrais me forcer 40h / semaine = 160h / mois = 2000h / an ? Tout ça multiplié par 40 ans de carrière ??!?

Personnellement, ça ira, merci. Rien de mieux pour avoir des regrets quand je regarderai en arrière et que je ferai le bilan de ma vie.

« Attends encore, ça ira mieux » : 

👉 Mais j’aime forcer le destin :

Forcer le destin par contre, c’est déjà un peu plus excitant. J’entends par là le fait de ne pas attendre que ça passe. De prendre les choses en main pour me retrouver dans une situation qui me convient mieux.

C’est important pour moi de se mettre dans une telle posture, car il est tellement facile de se laisser vivre sans remettre en questions nos habitudes. « Pourquoi je me lève tous les matins pour faire cela ? Pourquoi j’y passe mes journées ? »

Le simple fait d’enclencher un changement me met dans une dynamique plus positive, dans une position active et non plus passive. Je maitrise et je ne subis plus.

Car rien ne m’angoisse plus que l’idée « d’attendre que la vie passe ».

« Avoir un CDI à ton âge en 2017 c’est une chance » :

👉 Je n’ai pas peur d’une situation « instable » :

Le CDI est aujourd’hui vu comme un Graal. C’est compréhensible dans un contexte économique comme le nôtre : avec des taux de chômage aussi élevés, comment oser quitter un boulot stable et garanti ? Je le conçois et ça m’arrive aussi de penser comme cela.

Mais quand j’essaie de prendre du recul sur cette situation, qu’est-ce que j’ai réellement à perdre ? Je n’ai pas d’enfants, pas d’engagement financier important (si ce n’est un prêt étudiant, mais j’en viendrai vite à bout), je suis en bonne santé. En bref, à part me mettre un toit sur la tête, j’ai peu d’obligations.

Le risque est donc (selon mon point de vue – je ne parle que de ma situation) minime. Je crois que c’est plus la peur de l’échec qu’un réel risque qui nous paralyse pour prendre ce genre de situation. Est-ce que l’échec est réellement un risque ? C’est un autre débat…

« C’est pas très bien vu par les employeurs de changer souvent de poste » : 

👉 Je n’ai pas envie de travailler pour ces personnes : ✅

Pas grand chose de plus à rajouter.

Je ne souhaite pas travailler pour quelqu’un qui trouve anormal voire intolérable de se prendre quelques mois / années pour voyager lorsqu’on est jeune (ou moins jeune). Qui voit cela comme de l’expérience professionnelle en moins et non de l’expérience humaine en plus. 

Je trouve que c’est une vision extrêmement étriquée de ce que l’on attend d’un collaborateur, et je ne souhaite pas travailler avec des personnes qui envisagent le travail sous cet angle.

4 raisons qui me motivent à apprendre à coder

Ça fait un petit moment maintenant que cette idée vient de temps en temps, qu’elle repart aussi vite qu’elle est venue, puis qu’elle a de plus en plus pris ses marques… J’AI ENVIE D’APPRENDRE À CODER.

Comme beaucoup de personnes, j’étais persuadée que ça n’était pas pour moi. J’ai un parcours scolaire et professionnel qui semblait incompatible : des études en langues étrangères et en droit, puis une école de commerce… Un profil plutôt littéraire donc.

Pire, j’avais l’impression que j’en étais incapable. C’est pour les gens bon en maths, les ingénieurs, les « geeks ». Des personnes avec un cerveau qui ne fonctionne pas comme le mien. Comme s’ils étaient nés en sachant coder, et que le monde était divisé en deux : ceux qui savent naturellement et ceux qui ne pourront jamais apprendre.

Et puis, bon, je suis une femme. C’est bête mais ça semble m’éloigner encore plus de ce que l’on attend d’un développeur.

En même temps, j’aime pas trop ça les boites dans lesquelles on nous met, les rails tracés, et le fait de les suivre sagement. Alors je suis décidée à me lancer et à voir jusqu’où je peux aller.

L’écrire, c’est déjà un peu une promesse que je me fais, pour m’empêcher de reculer. Et puis j’ai eu envie de lister ce qui me motive, pour pouvoir le relire quand je douterai et que je me dirai « mais pourquoi je m’inflige ça déjà ?!? ».

🔎 #1 : la curiosité, cet excellent défaut

Le développement web ça m’intrigue parce que ça ne ressemble à rien que je connais : ça a l’air d’être à la fois une langue étrangère, et aussi une toute nouvelle manière de penser.

Apprendre de nouvelles langues, j’adore ça. C’est même une des choses pour lesquelles je suis vraiment douée. Lorsque je pars à l’étranger, ne serait-ce que pour quelques jours, rien ne m’amuse plus que de tout écouter, tout lire pour essayer de comprendre un maximum de choses et être autonome le plus rapidement possible (SPOILER ALERT : ça marche mieux en Italie qu’en Norvège)

L’aspect « apprendre à résoudre des problèmes » du code m’intéresse beaucoup aussi. Parce que bon, la vie c’est juste une imbrication de problèmes : des tous petits qu’on ne remarque plus, aux très gros. Il parait que coder peut apprendre à voir ces problèmes d’un angle différent.

🚀 #2 : élargir mes horizons professionnels

Il y a 1 an 1/2, j’ai rejoint une start-up où je me suis spécialisée dans le product management. Petit à petit, j’ai appris à exprimer nos besoins, parler avec des développeurs, prioriser, recetter,… bref, comprendre les enjeux du développement d’un produit digital. Toute la partie gestion de projet, relationnel : ✅

Mais je sens qu’il me manque le savoir technique, car en plus de pouvoir communiquer et me faire comprendre des développeurs, je souhaite pouvoir penser comme eux. L’objectif est d’avoir une vision 360° du produit qui me permettrait :

  • d’être plus autonome : en réglant de simples bugs facilement, sans avoir besoin de demander de l’aide à un prestataire/développeur
  • d’être plus crédible : et d’avoir mon mot à dire sur les technologies / solutions proposées
  • de tester plus facilement mes idées : pas simple de faire de l’A/B testing quand on dépend d’un prestataire externe qui facture la moindre évolution…

🎈 #3 : l’envie de créer et m’amuser

J’ai toujours été attirée par le fait de créer, que ce soit de dessiner, peindre, ou apprendre à jouer de nouveaux instruments. J’aime le fait de partir de zéro et de pouvoir dire « TADAAA 🎉 » au bout d’un certain temps – quel que soit le résultat (foireux, souvent).

Je m’emballe peut-être avant de réellement avoir mis les mains dedans, mais j’ai l’impression que savoir coder c’est avoir une chance de partir d’une feuille blanche et de pouvoir faire naitre ce que l’on veut : du texte, des images, des couleurs… pour faire passer le message que l’on souhaite.

J’ai envie de m’approprier un peu de ce pouvoir créatif et de voir ce que je peux en faire.

🚨 #4 : par pragmatisme

Je suis persuadée que les bases du langage informatique seront bientôt des fondamentaux, au même titre que la maîtrise de la lecture et de l’écriture. Et que si je ne me bouge pas maintenant, je risque rapidement d’être larguée.

S’il en faut une preuve : on apprend déjà aux enfants de 6 ans à coder (oui, surtout à ceux dont les parents ont les moyens de payer des écoles privées, mais c’est un autre débat !).

Lire, écrire, compter… je sais faire. Coder, je vais apprendre ! 💪


Pour m’aider dans cet apprentissage, j’essaierai de documenter au maximum mes recherches et les ressources que j’utiliserai. Parce que je n’apprends jamais aussi bien que lorsque j’écris sur ce que j’essaie de faire rentrer dans mon cerveau.